Car il vaut mieux qu’on te dise: Monte-ici! Que si l’on t’abaisse devant le prince que tes yeux voient.
Ne te hâte pas d’entrer en contestation, De peur qu’à la fin tu ne saches que faire, Lorsque ton prochain t’aura outragé.
Comme un anneau d’or et une parure d’or fin, Ainsi pour une oreille docile est le sage qui réprimande.
Comme la fraîcheur de la neige au temps de la moisson, Ainsi est un messager fidèle pour celui qui l’envoie; Il restaure l’âme de son maître.
Si tu trouves du miel, n’en mange que ce qui te suffit, De peur que tu n’en sois rassasié et que tu ne le vomisses.
Mets rarement le pied dans la maison de ton prochain, De peur qu’il ne soit rassasié de toi et qu’il ne te haïsse.
Comme une massue, une épée et une flèche aiguë, Ainsi est un homme qui porte un faux témoignage contre son prochain.
Comme une dent cassée et un pied qui chancelle, Ainsi est la confiance en un perfide au jour de la détresse.
Oter son vêtement dans un jour froid, Répandre du vinaigre sur du nitre, C’est dire des chansons à un cœur attristé.
Comme de l’eau fraîche pour une personne fatiguée, Ainsi est une bonne nouvelle venant d’une terre lointaine.
Comme une fontaine troublée et une source corrompue, Ainsi est le juste qui chancelle devant le méchant.